Exposition A Fleur de Peau du 05.11 au 31.12 2005
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A A Forest Bench B Deep in the forest There hid a secret bench. No one knew who built it. I often crept away To spend my time there dreaming Of handsome knights And lovely ladies... But in that long ago time It was I who was ahorse And she who awaited me! You see, it's really quite simple: To have any value You had to be a man, To become a doctor Or to imagine oneself as Agamemnon, Even to wed yet keep your own name.
There was once a dream bench Where the flowers of evil Called a truce.
© Nyuka Anaïs Laurent le 22 septembre 2005 |
A Banc secret B Caché dans la forêt Il y avait un banc secret. Personne ne connaissait Le nom de celui Qui le construisit. J'y allais souvent rêver De beaux chevalliers Et de belles demoiselles... Mais à cette époque éloignée C'étais moi qui étais en selle Et l'autre qui m'attendait! Tu vois, c'est simple en somme: Il fallait être un homme Pour avoir de la valeur, Pour pouvoir devenir docteur Ou s'imaginer Agamemnon, Même se marier et garder son nom.
Il y avait un banc de rêve Où les fleurs du mal Ont fait la trève... © Nyuka Anaïs Laurent le 22 septembre 2005
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A War II B Breathe through flutes, tap triangles, caress harp strings And add tiny bell-toned footsteps in high shoes Made of lacquered wood on black wood of ancient bridge Crossing the stream in the garden of the court of ancestors. Our peace, our tranquility were stolen from us The day the sky fell on our heads and bamboo stalks That used to tap the rhythm of the changing winds Burst into flame, erasing in one fell coup All that was sacred and snuffing our lives as well... © Nyuka Anaïs Laurent July 04, 2005
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A La Guerre II B Souffle sur flute, tape sur triangle, caresse la harpe Et ajoute de petits pas sonores en chaussures hautes Faites de bois laqué sur le bois noir et ancien du pont Qui traverse le ruisseau du jardin de la cour des ancêtres Notre paix, notre tranquillité ont été emportées Le jour où le ciel nous est tombé sur la tête Et les bambous qui tapaient le rythme des vents changeants Ont éclaté en feu effaçant d'un coup tout ce qui était sacré Et soufflant nos vie avec... © Nyuka Anaïs Laurent le 04 juillet 2005
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A Pandora's Box B And when in curiosity She had finished opening The vase of her Father Zeus And all life's miseries Crashed down upon Man To punish his overweening pride, In her box remained only Hope. © Nyuka Anaïs Laurent May 09, 2005
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A La Boîte à Pandore B Et quand par curiosité Elle eut fini d'ouvrir Le vase de Zeus le père Et toutes les misères s'abattirent sur l'homme Pour le punir de son orgueil, Seule restait dans sa boîte l'Espérance. © Nyuka Anaïs Laurent le 09 mai 2005
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A A Budding Collage B I dream and dreaming think, ' Tis to the trellis of our mind Our thoughts, rose sweet, we bind. Break free of such constraint! Let vines meander to acquaint Our souls with liberty. We'll drink The stuff of life if we but dare Depart our prisons and bethink Us Life, then heart to heart repair. © Nyuka Anaïs Laurent le 20 septembre 2005
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A Collage en Herbe B Je rêve, et tout en rêvant pense: C'est au treillis de l'esprit que nous accrochons Nos pensées, douces comme les roses. Rompons ces liens! Laissons errer Les vignes pour que nos âmes Connaissent la liberté. Nous ne boirons L'essence de la vie que si nous osons Fuir nos prisons, imaginer plutôt La Vie, puis cœur à cœur, nous ressourcer. © Nyuka Anaïs Laurent le 20 septembre 2005
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A Parents B You lived behind closed doors; Four walls kept in your secrets, Robbed me of your time and love. I recall hours spent as a child Tracing flowers on those walls, Creating worlds in which beauty Was my friend, and she was kind And gentle like the unknown artist Who gave joy to the four winds And sowed the flowers that grew Upon your cold and silent walls To save a child like me pain. Still, it grew apace and spread, Planted too deeply to ever grow Any crop but unwanted weeds; Memories. © Nyuka Anaïs Laurent September 22, 2005
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A Les Parents B Vous viviez derrière des portes fermées. Quatre murs retenaient vos secrets Me privant de votre temps et de votre amour. Je me rappelle des heures passées Le doigt dessinant les contours des fleurs sur vos murs Créant un monde dans lequel la beauté Etait mon amie douce et gentille, Tout comme cet artiste inconnu Qui jeta aux quatre vents la joie Qui sema les fleurs qui poussaient Sur vos murs froids et silencieux Afin que la douleur soit épargner à l'enfant que j'étais. Malgré tout, elle grandissait rapidement et s'étala, S'enracinant si profondément qu'aucune autre plante Ne pousse à part les mauvaises herbes Qui s'appelaient Mes Souvenirs. © Nyuka Anaïs Laurent le 22 septembre 2005
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