CV artistique suivi d’une liste des Expositions de Mme. Anaïs Laurent

Nyuka Anaïs Laurent, écrivaine et artiste.

 

Née Harriette Hayes Lawrence à Springfield, Massachusetts, États-Unis d’Amérique en octobre 1945. Elle partage sa vie entre les USA et la France à partir de 19 ans et vient s’installer en Suisse en 2003. Bilingue, elle est française par mariage et détient le permis C Suisse. Elle est mère de 3 grands enfants éparpillés entre New York et Avignon.

 

Dès l’âge de 6 à 8 ans elle commence à écrire, des petites poésies au début. Tout l’intrigue : les « hordes » des travailleurs affairés dans la gare de New York, les essaims d’abeilles qui recouvrent un immeuble, la beauté de la nature et la complexité de la nature humaine. Les philosophies et la politique, la moralité et la révolte envers une société qu’elle trouve hypocrite… tout devient matière à décortiquer et analyser. Plus tard, elle écrit des nouvelles et même deux romans de science fiction. Ses œuvres écrites ont souvent été publiées, en anthologie et dans des collections. Un CV littéraire se trouve sur le site de la Galerie Quint-Essences (http://www.galerie-quint-essences.ch/nos_artistes.htm)

 

Vers l’âge de 16 ans, elle commence à illustrer ses écrits, surtout en 3 dimensions : des collages, des sculptures dans des matières diverses, du fil en lin (macramé) au fil de fer, des transformations d’objets ordinaires en œuvres d’art, comme ses boîtes de cigare suspendues, devenues des « maisons de critique » des membres de sa famille… Les critiques d'art sont positifs et l’encouragent à exposer d’avantage. Elle ne se fait pas prier et continue ses recherches, exposant souvent dans des petites galeries et à l'Université de Massachusetts.

 

En 1965,  à partir de 19 ans, elle est choisie par son université pour aller étudier en France. Elle suit des cours à l'Université de Paris le jour et le soir elle s'inscrit dans les ateliers facilités par des artistes Prix de Rome pendant plusieurs années : le dessin, la peinture et la sculpture prennent tout leur sens quand elle s’inscrit aux cours de l’histoire de l’art au Louvre en plus de ses cours universitaires qui lui procurent une Maîtrise d’Enseignement en études anglo-américaines. C’est à ce moment-là qu’elle commence à réellement peindre, puis à intégrer les textures et les couleurs saturées qu’elle affectionne tant. Elle se marie en 1966 et entre 1970 et 1974 elle met au monde 3 enfants, puis elle reprend le travail, enseignant à la Faculté de Censier, Paris. Pendant ce temps elle continue à peindre . Ses œuvres prennent de la profondeur en même temps que son besoin d’exprimer ses convictions devient plus pressant. Ses œuvres deviennent de plus en plus grandes. Aujourd’hui elle s’aventure sur des toiles de 2m ou plus, ce qui était inimaginable il y a une dizaine d’années. Les media qu’elle emploie le plus sont l’encre de Chine, les aquarelles, les acryliques, les techniques mixtes, les collages et depuis un an, la sculpture en terre cuite.

 

En 2008, elle rajoute à son arc une première vidéo mélangeant sa poésie et la musique de flute et la danse improvisées de Mme Myriam Ramseyer et ses enfants, pour le Festival des Biviades à Bevaix. Ce ne sera certainement pas la dernière, ce fut bien trop excitant.

 

Entre 1969 et 2008, elle fond et gère cinq galeries : deux aux USA, une en France et la  nouvelle en 2005 en Suisse, à Bevaix. Celle-ci ferme ses portes fin 2008. Elle rouvrira en 2009 après rénovation d’un locale sis à la Rue du Neubourg 20, 2000 Neuchâtel. En tant que galeriste, Madame Laurent a toujours souhaité lancer des artistes vivants et talentueux ou exposer et promouvoir leurs collections en tant que curatrice. Récemment, elle a préparé et soumis le dossier dune artiste du Kuwait pour une compétition proposée par la fondation qui exposa à Art Dubaï en 2010…

Le résultat négatif se fait connaître fin septembre, mais les leçons sont nombreuses et le monde de l’art international s’ouvre petit à petit pour elle et ses artistes, un rêve qui devient réalité. A ce jour elle a exposé les œuvres des artistes venant de 18 pays dans sa petite galerie à Bevaix et à Neuchâtel.  Depuis peu elle commence à exposer ses propres œuvres en Suisse, car elle est bien prolifique, souvent avec des séries autour d’un thème mais dans des techniques très variées.

 

Depuis sa certification comme coach en Suisse elle travaille également avec des individus et des équipes en entreprise, pour permettre ou améliorer une communication non verbale accrue, afin de mieux se connaitre et de mieux exprimer les émotions ou les besoins difficiles à gérer ou à transmettre. Ce qui lui est unique, ce sont des méthodes non pas d'art thérapie traditionnelle, mais celles qu'elle a développées personnellement, utilisant l'art comme un outil systémique pour cerner des questions d'équilibre, de rapports difficiles, de choix à faire face à son entourage ou son équipe, seul ou comme membre de l'équipe...  Ces clients sont également des professionnels qui sont appelées à travailler avec des personnes handicapées, travail qui crée souvent du stress et des problèmes de communication entre les membres d'une équipe pour le choix des traitements à suivre et les méthodes à utiliser.  

 

En 2011, elle s'est penchée sur la question d'un livre d'art en anglais intitulé "Le psaume des saisons" (Psalter of the Seasons). Grand de taille, imprimé sur un carton rigide, il s'ouvre en accordéon et non sur le côté; il est protégé dans une boîte et peut rester debout pour l'exposer sur une table ou une étagère comme œuvre d'art. Il est en Ekphrasis, c'est à dire dans ce cas, le mélange d'un seul long poème et des petites peintures en encre de Chine qui illustrent chaque strophe. Il ne sera imprimé qu'en nombre limité, numéroté et signé. Le critique d'art français, Frédéric-Charles Baitinger, a écrit l'introduction du livre avec des termes plus qu'élogieux pour son style :

 

"Si l'écrivain Robert Graves a raison de dire que la profondeur d'un poète se mesure à la qualité du portrait qu'il est capable de faire de la Dame des choses sauvages (que son nom soit Isis, Thétis, Cybèle, Diane ou la Dame Blanche), que dire de l'œuvre d'Anaïs Laurent sinon qu'elle appartient toute entière à cette grande Déesse aux mille noms. Elle en est l'incarnation parfaite et, plus encore, peut-être, son rythme, son style et sa prosodie n'en sont qu'une émanation bienheureuse – qu'une divine célébration."

 

En 2012 elle prépare, pour les mois de février et de mars, une exposition collective d'œuvres à thème, suivie d'une vente aux enchères au bénéfice du Japon. Même si le thème se centre toujours autour du tsunami, le style et les techniques de ses tableaux peuvent se diviser en deux : les encres de Chine très épurées et les techniques mixtes, souvent avec des collages. Elle a fait appel aux artistes de l'Association Art à la cARTe pour des dons d'autres œuvres en tous genres pour l'exposition et la réponse fut immédiate et très satisfaisante, des œuvres de la Suisse et de la France en particulier, ainsi que certaines des artistes ayant exposé à la galerie en 2011. Cette année sera vouée à des recherches en encre de Chine qu'elle affectionne particulièrement, et dans le développement de deux autres livres de poésies en anglais, l'un uniquement en haïku, trois par page, avec quelques illustrations en début de chaque partie.

 

Une liste de quelques expositions suit.

 

Liste expos